Augustine était une jeune femme hystérique étudiée par Charcot. J'ai simplement imaginé qu'elle ne voulait pas grandir.
Je vous conseille le livre "les démoniaques dans l'art" et les travaux de Charcot où se mêlent fascination et voyeurisme à l'égard de l'hystérique femelle, le mâle ayant été étrangement
omis... Et si Augustine ne voulait pas grandir?
La poupée à l'image de la petite fille. L'une et l'autre ou l'une est l'autre?
Augustine en fait trop. Trop de regard, trop de sourire, trop d'attente, trop de chausures. Attiudes qui semblent contre-nature,
travaillées, épuisantes. Ou alors pas assez? pas assez de bouche, pas assez de jambes.
Un trop peu de paroles, un manque de savoir dire qui aboutirait au manque de savoir être?
Ce monstre là est double, voire triple. Il est une sorte de narcisse schizophrène attaché à son reflet. Il
n'appartient pas au monde mais à son monde.
Il ne connaît de face à face qu'avec lui-même. Les autres n'existent pas. Il est sa propre nourriture, s'épuise à s'auto-explorer jusqu'à disparition, comme englouti ou dégluti par lui-même.
Le monstre est de manière générale un individu qui par certaines de ses caractéristiques propres se démarque de ses congénères.
Ces caractéristiques peuvent être physiques, morales ou intellectuelles ; toutefois la monstruosité proprement dite n'est pas forcément négative, elle peut être un gain par rapport à une norme
commune.
Le monstre pariétal que j'affectionne en ce moment est un craniopage fusionné dans la région pariétale c'est-à-dire au-dessus du crâne. Le craniopage métabolique correspond à un excès de
fabrication de tissu osseux au niveau de l'os frontal vers l'intérieur.
C'est aussi un prétexte pour moi. Il symbolise la pensée secrète, le visage caché, le masque, la psychée invisible que j'aime à observer...
Ces toiles sont composées avec un effet miroir. Elles peuvent être retournées. Elles n'ont pas de sens.