Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 17:00

L'humeur est un liquide trouble, chaud ou froid, de couleurs différentes qui peuvent se mélanger entre elles, soit par émulsion, soit par juxtaposition. Le mélange produit de nouvelles couleurs qui occasionnent de nouvelles humeurs. Ce processus est sans fin. L'humeur n'est, dans le fond, ni bonne, ni mauvaise.

 

On se fait la bile qu'on mérite:

- bile noire, la mélancolique
- bile jaune, l'anxieuse
- bile verte, la flegmatique
- bile rouge, la colérique
- bile rose, l'amoureuse
- bile bleue, la rêveuse
- bile blanche, celle qui est ouverte d'esprit

 

 


Ainsi, on peut se sentir :

- "atrabilaire chaleureux" en mélangeant du noir et du rouge,
- "mélancolique amoureux" en mélangeant du rose et du noir,
- "anxieusement calme" en juxtaposant sans les mélanger le vert et le jaune,
- "rêveur en colère" en ciselant de bleu un fond rouge qui donnera un violet du plus bel effet, le violet tendant au calme s'il est utilisé avec parcimonie,
-  "généreusement mélancolique", d'une mélancolie grise, qu'un peu d'esprit ou de parfum suffirait à dissiper, une sorte de mélancolie aérienne,

 

On peut continuer à mélanger les couleurs, passer d'humeurs primaires à des humeurs secondaires, puis tertiaires, etc. Il existe un cercle chromatique spécifique aux humeurs. Chacun peut, à loisir, faire tourner de façon plus ou moins rapide, et peu importe dans quel sens, ledit cercle comme une toupie, afin d'obtenir un blanc pur qui mènera à l'anéantissement de toute douleur, et de tout plaisir. Ne pas faire tourner le cercle revient à peu près à la même chose: l'anéantissement, par une humeur unique, de toutes les autres possibilités.

 

vies privees roulette XTIN"Malheureux aux jeux..."
acrylique sur toile 46cm x 33cm
d'après une photographie de Franck Haudrechy


Bleu sur rouge: rêveur en colère
Jaune sur noir: anxiété mélancolique

 

 

 

 

vies-privees rage XTIN"Un peu des deux, ni l'un ni l'autre"
acrylique sur toile 60cm x 30cm

 

Rouge sur noir: colère atrabilaire
Bleu sur rouge: rêve rageur
Blanc sur noir: impossibilité secrète

 

Repost 0
Published by X.TiN - dans Raconter 2011
commenter cet article
8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 13:56

vies privees 01 XTIN"Dévoration à vif"
Série "vies privées", acrylique sur toile 46cm x 33cm

 

 

De quoi la vie publique est-elle privée?

 

 

vies privees 02 XTIN"Petite douleur privative"
Série "vies privées", acrylique sur toile 46cm x 33cm

 

 

 

Dévoration à vif (d'après une photo de Isaure Anska) et Petite douleur privée (d'après une photo de Chloé Disarticulated doll): images d'origine ICI

 

 

Repost 0
Published by X.TiN - dans Peintures 2011
commenter cet article
5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 18:25


Raclures-racailles.
Enflures-canailles.
Crapules-arsouilles.

 

 

alinea2 by x.tinPetites tâches de couleurs sur le kleenex en boule accroché là, bêtement, malencontreusement au chevalet. Le mouchoir a atterri comme un oiseau. Il  pendouille donc depuis comme une plume, abandonné à mes déplacements d'air et à mes soupirs de zombie.


Depuis trois jours (ou peut-être trois mois), c'est le bordel dans l'atelier: peintures-pagailles, crobards-fripouilles, châssis éventrés, dépouilles délicieuses de silhouettes esquissées.


Exquises girouettes ratées.
Ebauches de déserts.
Iles flottantes.


Des cadavres exquis surgissent du pêle-mêle non artistique qui règne dans la pièce: c'est la rencontre fortuite et dégueulasse d'une petite cuillère et d'un tube de peinture sur ma table de dissection.

 

 

 

cafe bathory xtinMunchaussen, le noble syndrôme.
Clône-baron en chaussettes.
Symptôme à la con.
Orteils-pinceaux.
Soies de porc.
L'étroit petit cochon.


Je sais que du noir se trouve sous ce rouge et je suis seule à le savoir. Nananère. C'est consternant.

Faux, le chat aussi le sait, mais
a priori il s'en fout, et a posteriori il semble s'en foutre tout autant. Lui aussi est en boule, bêtement, malencontreusement endormi dans la boîte à chiffons. 

 

 

 

 

alinea5Toiles sans maître.
Ciel sans étoiles.
Miel d'abeilles.
Ramage déplumé.
Ange écrabouillé.


Je suis embourbée dans des associations d'idées malfaisantes. Il règne ici une ambiance de marmelade. Ce mélance easy de rouge et de jaune est amer, of course.

 
Page blanche.
Nuit noire.
Crayon gris, de bois, de buis, de fer, comme une croix.
Début de l'histoire. Point. Gomme. Déchire, encore. Crache par-terre, pour conjurer le sort.

 

 

Try again.
Repeat after me: "the pig is pink", homme sweet homme, t'as encore oublié ton foulard sur l'abat-jour-poubelle...
... et aussi ce kleenex qui pendouille depuis 10 ans.

 

 

Repost 0
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 20:10

  dechire 02 xtin"Déchirure n°2", acrylique sur toile 41cm x 27cm

 

 

Déchirures,
au sale, au propre comme au figuré.

 

Au figuré, la figure dé-figurée parce qu'échancrée jusqu'à la faille profonde, sombre et noire.

La brèche, au milieu du front, en plein dans ton oeil de cyclope.

La dislocation, dis-location, en dehors du lieu où se trouveraient les choses si on pouvait les trouver.

La déchirure, l'ouverture vers un secret fissuré aux rustines décollées.

La fracture brutale de la fente qui va du sexe au fondement, en passant par derrière, et qui, derrière ou devant, s'abandonne dans le trou ouvert du "prendre" ou dans le trou serré du "lacher".

La crevasse sans fond. La colle ajoutée aux  brisures s'agglutine et finit par se rompre ou par fondre, quel que soit son pouvoir agglomérant.

Le déchirement, avant la rupture.

L'entaille, en forme de boutonnière dans le coeur de la fleur.

Le sang qui rigole dans l'indécente incision.

La cassure qui brise tes angles en les multipliant adroitement  comme si tu étais un diamant.

La balafre du miroir et ton reflet habilement recomposé par la soudure du "paraître".

Le vide comblé par un peu de peinture noire, noir de suie, noir de soi.

Ci-gît le blanc, en souvenir du vide où il n'existe pas d'égratignures, juste des cicatrices de morsures.

La solution est pourtant simple. Il suffira de déchirer les toiles, d'en rapprocher les morceaux, et je t'offirai une identité compacte, une apparence humaine, une figure rassurante, mais fausses.

 

 

dechire 01 xtin"Déchirure n°1", acrylique sur toile 41cm x 27cm

 

 

Repost 0
Published by X.TiN - dans Raconter 2011
commenter cet article
1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 11:29

claude-cahun xtinjpg

 

L'expo est terminée, pour en savoir plus à son sujet: vous trouverez sur internet. J'ai juste envie ici de vous donner envie de lire la photographe.

De cette expo,  je  retiens les autoportraits,  l'insolite,  les phrases percutantes, les photographies, une sorte de solitude, des textes, et une femme.

 

claude cahunCatalogue de l'exposition "Claude Cahun" au Jeu de Paume

 


A lire (entre autres de ses écrits qui sont nombreux) "Héroïnes" aux éditions des "mille et une nuits". Ce petit ouvrage contient les textes que Claude Cahun a écrits au sujet des femmes qui ont marqué l'histoire ou la légende. Elle s'approprie les différents mythes et nous les transmet "à sa sauce".

 

On y retrouve, entre autres (phrases piochées dans le texte):

 

Sapho, l'incomprise :
"Quand on renonce à créer, il ne reste plus qu'à détruire: car aucun vivant ne peut se tenir debout -immobile- sur la route du destin."


Marguerite, soeur incestueuse:
"Je suis une fille honnête et redoute l'opinion. Ne pas respecter l'opinion publique est toujours un signe d'effronterie incompatible avec la réserve et la mesure que doivent garder tous les actes des femmes équilibrées et respectables."


Salomé, la sceptique:
"Je compris vite l'horrible guet-apens: peintres, écrivains, sculpteurs, musiciens même, ils copiaient la vie. Au lieu de la tromper, cette éternelle épouse! c'était à qui lui serait le plus fidèle. Pouvais-je admirer leurs chromos, moi qui déjà n'aimais point le modèle?"...
"Si je vibre d'autres vibrations que les vôtres, fallait-il conclure que ma chair est insensible?"


L'épouse essentielle, ou la princesse inconnue:
"Si trop attentivement elle avait contemplé sa haine et son destin, vite elle courait à son miroir, qui parfois gâté d'une grimace ne la rassurait qu'à demi. Elle évita désormais de regarder le Prince..."

 

Sophie, la symboliste (La comtesse de Ségur):

"L'idée engendre l'être - et l'amour précède les organes qui plus tard le rendront manifeste. Aussi jusqu'à l'heure où la bête aura des ailes, devra-t-telle trouver des équivalents au vol."

 

 

claude-cahun xtin2Quand le photographe écrit, quand le comédien danse, quand le peintre chante, etc.

 

 


Repost 0
25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 11:00
 

 

morituri workin

Morituri d'après toile à l'huile imprimée sur papier 21x29,7 repeint à l'acrylique 

 

 

Questionnements:

1- des portraits de petits formats dans un carton
2- assise par terre
3- inspection du carton
4- visages  d'amis ou de connaissances
5- question: "pourquoi garder ces toiles?"

 

 

Réflexions:

1- les détruire pour réutiliser les chassis
2- non, ce sont des visages amis, je ne peux pas faire ça, en plus ce sont des petits formats, après tout ce carton ne prend pas tant de place...
3- nous allons tous mourir (seule certitude à ce point de ma réflexion)

 


Solution: leur donner une nouvelle vie

Imprimer ces toiles sur du mauvais papier, histoire de faire le brouillon de l'inéluctable. Il ne s'agit pas de détruire ni de tuer, mais plutôt de faire revivre.

Le paradoxe était tentant.

 

 

La fabrication de l'immortalité

Etrangement, plus le temps passe, plus on se ressemble physiquement, jusqu'à ne devenir qu'une masse informe de chair, puis d'os, puis... de rien.

 

morituri 01 xtin          morituri 02 xtin

 

morituri 03 xtin         morituri 04 xtin

 

morituri 05 xtin          morituri 06 xtin

 

morituri 07 xtin          morituri 08 xtin

 

morituri 09 xtin          morituri 10 xtin

 

 

Quelques toiles originales et le "work in progress ici"

 

 

Repost 0
Published by X.TiN - dans Peintures 2011
commenter cet article
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 18:22

hephaistos xtin"Héphaïstos, mon amour boiteux"
acrylique sur toile 24cm x19cm

 

Héphaïstos, c'est le mythe dans l'ombre, l'artisan du feu qu'on confond avec Hadès. Hephaïstos est infirme, il boite depuis que sa mère l'a jeté du haut de l'Olympe parce qu'il était trop laid. Il est tombé dans la mer et a été recueilli, malgré son infirmité, par des parents adoptifs qui l'ont élevé dans l'ombre. Il a appris à forger, des bijoux, puis des armes, des cuirasses, des boucliers, des chars. Ses oeuvres sont fameuses: l'égide de Zeus, le trident de Poseïdon, les flèches d'Athéna.

Il a appris à aimer aussi, et à être aimé par la plus belle des déesses, lui le plus laid des dieux.

Il aurait conçu un robot du nom de Talos, lequel disposait d'une unique veine qui allait de son cou à sa cheville. Ainsi Héphaïstos avait donné vie aux statues de cire desquelles on coûle le plomb et le bronze, qui fondent au contact du métal en fusion et qui disparaissent une fois l'oeuvre achevée.

Héphaïstos vit encore dans les souterrains, en Sicile. Il forge abrité sous l'Etna.

Héphaïstos mène une vie recluse depuis qu'il conçut un jour Pandore, peu s'en souviennent, lui n'oubliera jamais.

 

 

Repost 0
Published by X.TiN - dans Peintures 2011
commenter cet article
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 14:00

exil 2011.09.19 1 XTINExil n°1 (la pauvreté)
dessin, collage et acrylique sur toile libre (30cm  x 23,5cm)

 

L'exil peut être un mur sans perspective d'avenir, sans ligne de fuite, sans envol possible. Il est le siège de la mélancolie et de la solitude. L'exilé est en état de prostration, sa douleur est souvent muette, rentrée, tassée, mise en boule. Il peut être exilé ou s'exiler. L'état d'exil n'est pas toujours issu d'une condamnation, il peut être issu d'un choix dont il est la conséquence.

L'exilé tente de s'enraciner, sans racines. Il doit se recontruire malgré la destructuration qui découle de son isolement.

 

 

 

 

exil 2011.09.19 2 XTINExil n°2 (la différence)
dessin, collage et acrylique sur toile libre (30cm  x 23,5cm)

 

L'exil, ce peut être aussi l'enfermement contraint, pour cause de différence. Si l'exil engendre l'inadaptation, l'indapté est un exilé aux yeux des autres qui le rejettent.

Faut-il avoir conscience de sa différence pour se sentir isolé?

 

 

exil 2011.09.18 a XTINexil 2011.09.18 b XTIN

crobards au bics

 

 

 

 

exil 2011.09.18 c XTINExil n°3 (l'enfance), crobard au bic

 

L'exilé peut, faute d'un toit, faute d'un foyer, faute d'une maison, faute d'une famille, faute d'un asile, trouver refuge auprès d'êtres aimants qui lui apporteront une sécurité affective, porte ouverte vers une sécurité matérielle nécessaire à la survie dans un premier temps, puis à la vie.

 

 

 

exil 2011.09.18 d XTINExil n°4 (la vieillesse), crobard au bic

 

En l'absence de refuge, d'exilé il deviendra aliéné, étranger tant à son environnement qu'à lui-même. Son état de mendicité le mettra dans l'incapacité d'échanger quoi que ce soit. Ni son ressenti, ni son point de vue ne seront plus accessibles, il sombrera alors indéfiniment.

 

Seuls l'amour et la colère peuvent le sortir vivant d'un anéantissement total.

 


 


Repost 0
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 17:47

miroirs ame xtin"Bon sang, où sont passés les miroirs de mon âme?"
acrylique sur toile (46cm x 33cm)

 

 

Si nos yeux sont le reflet de notre âme, que se passerait-il si nous venions, par maladresse ou par volonté, à nous en séparer?

A force de se contempler dans un miroir, on peut s'y perdre. Que peut y découvrir celui qui n'a pas d'âme?

N'est-il pas incroyable que les miroirs puissent réflechir l'image des aveugles? Et de quel droit reflètent-ils notre image à notre insu? Sont-ils les caméras de surveillance des dieux?

 

 

etourdie 2011.09.20 XTINetourdie2 2011.09.20 XTIN

Les crobards préparatoires d'après une photo de Lucile Verne

 

Le site de Lucile Verne, à découvrir ici. 

 

 

 

Repost 0
19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 14:00

Quelques bonnes raisons de visiter Bruxelles:

1/ C'est à une heure et demie de Paris
2/ Dégommer les idées reçues selon lesquelles la Belgique est un plat pays, pas Bruxelles
3/ Il ne pleut pas toujours dans le nord
4/ Les Bruxellois ne sont pas stressés
5/ Les transports sont formidables: métro impeccable et simple, tramways, bus, pas d'attente!
6/ Quelques musées spendides dont le musée des beaux arts, celui des instruments de musique (à ne pas rater), et bien sûr le musée Magritte tout neuf.

 

Ce qui peut déplaire:

1/ Un peu tristoune dès que le soleil se cache, mais c'est aussi son charme
2/ Beaucoup de travaux nécessaires d'aménagement de voiries (les pavés ont tendance à se déchausser)
3/ Toujours concernant les pavés: augmente le niveau sonore de la circulation

 

 

Promenade à Bruxelles


bruxelles rues xtin

La flanerie s'impose, comme partout, mais attention, ça monte et ça descend et on est vite claqué. Quand on traverse la rue, on peut attendre un moment le signalement pour les piétons, voire ne pas avoir de feux du tout sur certaines grandes places qu'on traverse au petit bonheur la chance. Heureusement les chauffeurs bruxellois sont très courtois et s'arrêtent à la vue d'un piéton, ce qui est une qualité non négligeable.

 

 

bruxelles arbres xtinà gauche, le parc, à droite une oeuvre de Arne Quinze "The sequence".

 

Le grand parc de Bruxelles est un havre de paix. On peut s'y promener, s'asseoir sur un banc sans être importuné, si ce n'est par quelques corbeaux (très curieux).

 

 

bruxelles architectures xtinL'architecture disparate peut surprendre parfois...
(l'église Sainte-Marie en haut, le quartier du Centre Belge de la BD en bas)

 

 

bruxelles parterres xtin...quand on baisse les yeux (à noter: les chiens belges savent lire!)

 

 

bruxelles plafonds xtin...quand on lève le nez.

 

 

 

Transports

bruxelles metros xtinLe métro est très pratique, même si j'ai préféré usé du tramway, plus agréable quand il fait beau, et il faisait très beau. La carte de transport donne droit à l'utilisation de tous les modes de transport: métro, bus, tramway. Leurs passages sont très nombreux: on n'attend pratiquement pas.

A mon avis, le pass touristique qui donne accès au bus "hop tour" n'est pas intéressant, la brussels card est bien plus avantageuse: 4 jours de transport et de nombreux accès gratuits aux musées (pratiquement tous).

 

 

Les expos et musées à ne pas rater (à mon avis!)

 

Même si j'en ai visités pas mal, ces lieux sont ceux que j'ai retenus:

 

Le musée Magritte, parce que venir à Bruxelles sans traverser le surréalisme belge , ce serait un peu comme venir à Paris et bouder la Tour Eiffel. On commence la visite dans l'ascenseur durant la montée, on la poursuit avec la lecture du tract "l'enculeur", la contemplation de bouteilles-carottes, de l'hommage à Erik von Stroheim et bien d'autres oeuvres (peintures, publicités,photographies)...

 

Le musée des arts anciens et nouveaux "Musées Royaux des Beaux Arts", pour Brueghel (l'ancien, le nouveau et tutti Brueghel), un Dali et un Bacon, deux Delvaux, etc. et beaucoup d'art religieux dans la partie des arts anciens.

 

Le MIM (musée des instruments de musique) est incontournable: le batiment "Old England" est magnifique à l'extérieur comme à l'intérieur. La visite permet de découvrir des instruments anciens et rares, ce qui réjouit la vue mais aussi l'oreille puisqu'on vous propose gratuitement un casque qui vous permet d'écouter les instruments présentés. la cage d'ascenseur est un chef d'oeuvre à admirer en montant à pied par la cage d'escalier. Par contre, il y fait super froid. Heureusement la contemplation de vielles à manche courte, de tambours à fente, de tambourins en crânes humains, de trompettes en verre, de piano-girafes, piano-pyramides, piano-niches de chien, piano-lyres... a de quoi nous réchauffer.

 

En ce qui concerne la représentation de l'art brut et contemporain (je veux dire vivant et actuel) il existe un musée situé dans le Belleville de Bruxelles: le musée d'art spontané qui a un petit air de centre culturel associatif. Il abrite des oeuvres de jeunes artistes à découvrir. Le musée, bien qu'il possède de nombreuses oeuvres, présente une sélection réduite à une ou deux oeuvres par artiste, dommage. Quelques peintures m'ont interpellée mais, j'ai surtout retenu les sculptures de Stroff présentées comme des totems:

oeuvre de l'artiste STROFF

 

 

Quant à la BIP (Bureau d'informations touristiques), l'expo sur la ville m'a saoulée et je l'ai vite traversée, par contre, il y avait une expo sur la bande dessinée contemporaine qui m'a promenée un bon moment.
J'y ai découvert une présentation des éditions Fremok (entre autres), et (toujours entre autres) ai retenu les oeuvres de:
- Thierry van Hasselt qui peint à l'huile, chaque toile de petit format m'a raconté une histoire,
- Dominique Goblet et ses "hommes loups" présente une fresque d'images sur magnets qu'on peut déplacer à notre gré,
- Michaël Matthys qui dessine sur papier calque avec du sang de boeuf récupéré dans les abattoirs de Charleroi,
- Frédéric Cochet et ses supers héros sur super grands formats,
- Jean Christophe Long et ses linogravures au format carré et aux couleurs primaires, qui présentent des scènes de bondage légendées de questionnements, et des enfants à tête de dynosaures, "mon petit ange déchu",
- David Vandermeulen et ses dessins à l'encre dont le ton sépia évoque les films anciens,
- Benjamin Monti et ses silhouettes humaines dans lesquelles il insère des branches et des fleurs.


J'ai été plus intéressée par cette expo à la BIP que par le Centre Belge de la Bande Dessinée qui, bien que difficilement évitable et très agréable à visiter, reste axé sur les grands classiques (suis pas fan de Tintin, désolée) et m'a semblé moins ouvert aux nouveaux talents. Malgré tout je conserverai l'image d'un bel espace sombre consacré aux "idées noires" de Franquin.

 

Sans oublier une dernière surprise, à la librairie Saint-Hubert, une expo de portraits par l'artiste  MarieAnge "le fil rouge", parce qu'un fil cousu à la machine traverse les visages. Le commentaire de Caroline Lamarche donne envie de conserver ce fil en mémoire:
"Ce qui me touche, moi, c'est le fil rouge. Le fil qu'elle tisse, MarieAnge, en zig-zag, en oscillations régulières. Un fil ténu, mais tenu. Solide, sans interruption. Parfois même c'est le papier, un papier de rebut, récupéré, qui donne la trame. Superposer, piquer, coudre. Elle brode sur la frontière."

oeuvre de l'artiste MarieAnge


 

Bye-bye Bruxelles.

 

Repost 0
Published by X.TiN - dans Errer 2011 Photos
commenter cet article

  • X.TiN Peinture
  • Un parcours d'autodidacte, en dents de scie...
  • Un parcours d'autodidacte, en dents de scie...

Recherches Sur Ce Blog

PLAN DU BLOG

Depuis la nouvelle mouture d'over-blog, je classe mes archives qui ont disparu et vous retrouverez désormais des tags 2007 à 2013 en lieu et place des archives.

LES TAGS ci-dessous:

ERRER: regroupe des textes au gré de mes promenades. RACONTER: des textes souvent illustrés de peintures ou de dessins.

Tags