Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 16:34

Le stylo bille n'autorise pas les remords, c'est ce qui le rend effrayant et intéressant, surtout lorsqu'on ne gère pas très bien le dessin en général.

Ce blog me servant d'archives, j'y laisse aussi ces dessins au stylo, sans remords et sans regrets, imparfaits, mais je les aime aussi ainsi.

 

 

Hans Bellmer xtin

"Hans Bellmer"
stylo bille sur papier 21cm x 29.7cm
d'après des photos trouvées dans le livre
"Bellmer, le principe de perversion" par Pierre Dourthe
aux éditions Jean-Pierre Faure

 

 

 

mort1 xtin

"Mort en croix"
stylo bille sur papier 21cm x 29.7cm
d'après photo trouvée dans "Le livre des Morts" (originale ICI)
de Lizzie Saint Septembre
aux éditions Ragage

 

 

 

vaniteux cire xtin

"Vaniteux de Cire"
stylo bille et crayons de couleurs sur papier 21cm x 29.7cm
d'après photo trouvée dans un livre d'anatomie

 

 

 

petit frere xtin

"L'arrivée du petit frère", crobard pour une toile en cours
stylo bille sur papier 21cm x 29.7cm
d'après une photo de "Hans Bellmer et son jeune frère Fritz" (originale ICI)
trouvée dans le livre "Bellmer, le principe de perversion" par Pierre Dourthe
aux éditions Jean-Pierre Faure

 

Repost 0
Published by X.TiN Gorgonella - dans Errer 2011 Dessins
commenter cet article
3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 17:06

pronation suspecte xtin"Pronation suspecte"
acrylique sur toile (55cm x 46cm)

 

 

Réflexions hystériques.


Pronations suspectes.
Les mains se déhanchent et les ongles se déchaussent.


Génuflexions maladives.
Les membres se tordent, non pas de douleur, non pas de douleur, non pas, non pas, de douleur.

 

Frénésies extatiques.
Attaques de crucifiement et contractures en "pied de danseuse".

 

Transes. Catalepsies. Syncopes. Spasmophilies. Le tout "super psycho-somatique".
Sommation du super héros à sa psychose: "va-t-en!
"

 

Apnées nocturnes et silencieuses dans le cagibi thoracique.
Au matin, des aigreurs d'estomac en forme de chewing-gum hydrophile. L'oeil chiffonné à force de mater les étoiles filantes, même pas le temps de faire un voeu. Le rouge à lèvres ne parvient pas à masquer le modus operandi du serial kisseur  sur ma bouche excisée.

 

L'exo-machin en plein dans le mil
Le traitement est symptomatique, le symptome est maltraité,  assommé. Tuer l'oeuf n'a jamais tué la poule.

 

 

reflexion hysterique xtin"Réflexion hystérique" (*)
acrylique sur toile (55cm x 46cm)

 

 

Convulsions amnésiques.


Hyperacousie mensongère.
Diagnostique agnostique, tique, tic, toc. La réponse mystérieuse et à rallonge du genre "oto-rhino-laryngo". Les paroles du spécialiste sont toutes en italiques, sa compassion en pointillés, ses attentes sont remplies à la main et à son ordre. Chèque my body. Personne ne rembourse le temps perdu. Qu'une carte soit vitale m'insuffle le rire.


Guérison par auto-persuasion.  "N'écoutez pas vos acouphènes"
OK. Je n'entends pas le train qui déraille. Je n'entends pas le train qui déraille. Je n'entends pas le train qui déraille. Je n'entends pas le train. Le train ne déraille pas. Je suis dans le train qui déraille, connard!

 

Hypertrophie des sens = hyper moins bien armée.
Je lis sur tes lèvres le bavi de tes mots.Tu ne te rends pas compte comme tu taches quand tu cries?

Lévitation par atrophie du corps. Dégoût lyophilisé  reconstitué par les larmes.
Langue trop grosse. Poumons trop petits. Bras trop courts. Cul trop lourd. Petite tête aussi. Trop petit, trop "trop", trop "pas assez".


Corps pensé, repensé, puis pansé.
Sang dépensé. Hygiénisme. Bon débarras. La chasse d'eau est ouverte. Un nouveau cycle commence, tant mieux.

 

 

Gérémiades


"Y'a pire".
"Ta gueule,  y'a mieux".

Je préfère regarder en l'air, mais à force, j'ai mal aux cervicales. Gérémiades ad libidum.

 

 

(*) d'après photo originale de Dorianne Wotton, images en vis à vis ICI.

Repost 0
Published by X.TiN Gorgonella - dans Peintures 2011
commenter cet article
2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 22:02

La fille était attachée à son frère comme à nul autre. Ils étaient nés d'amours clandestines entre une déesse et un taureau.... évidemment. Depuis leur naissance, ils vivaient sur une île, abandonnés par une humanité qui ne rêvait plus et dont ils ne faisaient qu'à demi partie. La fille s'appelait Lise, le minotaure s'appelait Sans-nom. Le corps de Lise et celui de son frère étaient reliés par une attache située au niveau du plexus solaire de Lise et de trois vertèbres thoraciques de Sans-nom. Leur séparation était impossible puisqu'ils partageaient un même coeur, étrange organe dans lequel l'attache s'était infiltrée. Sans-nom, malgré son animalité, avait appris à ressentir les douleurs et les désirs de sa soeur, tout comme Lise savait accepter la parole sans verbe de son frère. L'un et l'autre se cotoyaient tendrement, n'ayant personne d'autre à aimer.

 

Ils ne pouvaient pas se regarder, et on leur avait confisqué les miroirs. Pourtant, quand il pleuvait, ils parvenaient à s'observer dans le reflet de la roche humide. C'était toujours un moment de joie, suivi, presque toujours aussi, d'un moment de révolte où Sans-nom se mettait à ruer pour se débarrasser de sa soeur parasitaire. Lise devait alors le calmer en murmurant des chansons à son oreille, en caressant la peau velue et douce située entre les deux cornes, en faisant danser ses mains légères comme des plumes.

Quand Lise pleurait, les larmes chatouillaient le dos de Sans-nom. La bête se mettait à pleurer aussi, mais Lise ne le savait pas.

On avait laissé des livres dans la grande pièce où ils dormaient. Lise y avait appris l'histoire du Minotaure et la légende d'Icare. Sans-nom ne comprenait pas ces histoires mais il écoutait la voix paisible de Lise lorsqu'elle en lisait des extraits à haute voix. Elle avait délicatement omis de lui lire tout le passage du crime de Thésée, persuadée que son frère ressentirait ce qu'il ne comprenait pas.

 

Chaque soir, ils montaient les marches du haut mur, et juste avant l'heure du coucher, allaient, silencieux, admirer la rencontre du ciel et de la mer, le passage du jour à la nuit. Sans-nom attrapait souvent un oiseau dont il aimait le chant, même si ce dernier finissait étouffé par ses grosses pattes. Il mettait parfois des heures avant de se rendre compte que le petit oiseau était mort, alors il le jetait loin avant que Lise ne s'en aperçoive, elle était si sensible... heureusement, la nuit était si noire à cette heure...

Au matin, sur la falaise, Lise regardait par dessus l'épaule de son frère qui la protégeait des grands vents venus du large. Elle attendait avec impatience la petite barque sur laquelle on transportait la nourriture et avait toujours l'espoir que le pêcheur accepterait de lui parler. Elle aurait voulu courir, voler vers lui, mais Sans-nom ne voulait jamais bouger. Parfois, elle fermait les yeux et s'imaginait entre les ailes d'Icare, portée sur un dos de duvet pour changer du dos de crins de son frère.

Lise et le Minotaure, "La minotaure" comme on les appelait au village, n'avaient pas de perspective d'avenir, si ce n'était de voir le jour suivant se lever. Lise savait que son espérance de vie dépendait de celle de son frère, elle préférait penser que Sans-nom ignorait qu'il lui faudrait mourir un jour. Elle préférait penser que Sans-nom ignorait ce qu'était l'Amour.

Sans-nom pensait la même chose que Lise.

 

lise et le minotaure by x.tin

Mais la toile ne devint pas. Encore une histoire inachevée.

Repost 0
13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 17:00

Inflatable women.

Poupées.
Puppe.
Dolls.


poupee gonflee xtin"Poupée gonflée"
acrylique sur toile (81 x 60cm)

 

 

Inflatable mother.

"La mère investie de toutes les vertus, c'est le corps collectif qu'on prépare à la régression fasciste. Le pouvoir qu'un état malade octroie est forcément suspect".

Virginie Despentes (King Kong Théorie)

 

 

 


de mere en fille xtin

"De mère en fille"
acrylique sur toile (81cm x 60cm)

 

 

Inflatable power.

"On entend aujourd'hui les hommes se lamenter de ce que l'émancipation féministe les dévirilise. Ils regrettent un état antérieur, quand leur force prenait racine dans l'oppression féminine. Ils oublient que cet avantage politique qui leur était donné a toujours eu un coût: les corps des femmes n'appartiennent aux hommes qu'en contrepartie de ce que les corps des hommes appartiennent à la production, en temps de paix, à l'état, en temps de guerre. La confiscation du corps des femmes se produit en même temps que la confiscation du corps des hommes. Il n'y a de gagnants dans cette affaire que quelques dirigeants."

Virginie Despentes (King Kong Théorie)

 

  inflatable mother xtin

Repost 0
Published by X.TiN Gorgonella - dans Monstres-peintures 2011
commenter cet article
10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 15:58

marionnette xtin"La marionnette de la marionnette"
acrylique sur toile - 81cm x 65cm

 

 

 

Racines arrachées
L'arbre déraciné
Qui repêchera le corps
dans la nuit exilé


Plaie sans fond
Pas de pardon
A la proue de ma gorge
Tu as mis le ciel à sécher


On a beau faire
Retourner la terre
ça saigne encor
comme une épaisse lumière


Ivre et toujours debout
J'inhume mes dettes d'amour
M'en voulez-vous
M'en voulez-vous?


Comme une bête entravée
Soleils enrayés
qu'une place soit faite
Ou puisse mourir ta vérité


On a beau faire
Retourner la terre
ça saigne encor
comme une épaisse lumière "


Texte de Marc Genest 1989 (environ)

 

 

 

- Librement inspirées des photos originales de la performance d'Hélène Barrier, lors d'un concert de  Norma Loy

- Le site d'Hélène,  la reine Dagobert, qui prête ses doigts de fée à la fabrication de poupées en tissus, de doudous, de toutes sortes d'objets ainsi rendus magiques. 


Repost 0
Published by X.TiN Gorgonella - dans Peintures 2011
commenter cet article
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 14:10

Chronologie d’une histoire de la terre, avant la terre de la terre-d’après-l’homme.

 mere et fils xtin"Mère et fils"
acrylique sur toile 92cm x 65cm

 

 

Après l’homme de la première génération

La mariée était si sale que personne ne l’avait cru vierge.

L’enfant qu’elle attendrait, elle serait la seule à l’attendre, l’enfant lui-même ne sachant pas qu’il était attendu avait décidé de ne pas naître, alors au pire et en désespoir de cause, ne pouvant se passer d’un ventre, il décida de se passer d’un chef et il naquit sans père, et sans responsable.

Le père, qui existait malgré tout quelque part, était si beau que personne ne l’avait cru sale.

 

Bienvenu nu, au monde immonde, comme la déjection qualifiée de la plus belle et naturelle sur terre : la naissance. L’entre deux étant souvent médiocre, on donna de la gloire à naître, on en prit à mourir.

 

Les couloirs menaient toujours à des issues, évidemment. Les escaliers servaient aux vivants à gravir les marches des mausolées. Les chaises qui restaient vides permettaient de s’asseoir, et ainsi n’étaient plus vides, et ainsi il n’y avait plus de place pour s’asseoir. Alors on tua.
On tua à coup d’oreillers, on organisa des batailles de polochons universelle, on sacrifia la plume à la guerre, on massacra toutes les oies, les blanches et même les noires.

L’enfant qui allait naître n’était plus attendu que comme un bras supplémentaire. On scia les jambes des nouveaux-nés, pour avoir la certitude qu’ils s’entretueraient entre même portée, pour avoir la certitude aussi qu’ils ne pourraient s’attaquer aux portées voisines qu’en rampant, comme des petits vers, luisants de l’orgeuil inscrit dans leurs gènes.

 

Il n’y avait même pas de haine, elle s’était abolie d’elle-même par manque d’amour. Il n’y avait plus de lumières, juste des odeurs. Les enfants naquirent aveugles, avec des trompes immenses à la place du nez.

 

Avant l’homme

Après quelques générations, la distance entre les enfants-trons étant de plus en plus difficile à parcourir en rampant, les guerres cessèrent, il poussa un œil au front des nouveaux nouveaux-nés. Avec les yeux, les sexes repoussèrent rendant les bras utiles à la masturbation, puis aux enlacements inter-portées. On ignore comment naquit le premier enfant à trois jambes, de la première femme à yeux, du premier homme à bouche.

 

Le premier enfant à trois jambes put parcourir le monde, abandonnant ses parents, la vieille génération des rampants, à leurs pommes et à leurs frères serpents. Le premier enfant à jambes détruisit tous les enfants rampants qu’il trouva sur son passage, il creva tous les oreillers, recolla les plumes aux oies nues, apprit aux oiseaux à s’envoler.

 

L’homme d’après l’homme d’avant la terre

Le premier enfant à jambes rencontra un autre enfant à jambes, ainsi, il n’était pas le seul, ce qui remettait en cause le fait qu’il eut été le premier. Le second enfant à jambes avait été fendu par le milieu et il ne lui restait que deux jambes d’usage courant, la troisième était déportée dans son dos et lui permettait de sauter à cloche-pied tout en restant allongé. Les deux enfants à jambes se reconnurent. Ils découvrirent aussi, sans que nul ne leur explique, que leur troisième jambe respective (au singulier), une fois réunies (au pluriel), leur permettraient de créer un nouvel enfant à deux jambes, sans bras, sans yeux et sans bouches. Ils en firent leur esclave.

 

 

L’homme de la terre

N’a laissé que des traces de pas.

 

 

  mere et fils xtin w"Mère et fils" (détail)

 

Cette histoire est sans morale, il suffit juste d’en avoir une pour la comprendre… peut-être.
Et puis, si l'auteur de cette histoire est fou, vous êtes encore plus fous de l'avoir lue, mais moins fous que l'histoire.
Repost 0
30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 18:00

 

 

paul toupet XTIN"Portrait de Paul Toupet en Pietà"
acrylique sur toile 46cm x38cm

 

 

 

Non, je ne suis pas Mater Dolorosa.

Je suis enfant de douleur. Je pleure mon lapin mort, mon doudou égaré, mon enfance sacrifiée à l'âge de raison.

Je ne suis pas dans l'ordre des choses et celles qui m'entourent n'en ont pas. J'ai la chance de mon chaos. J'ai la tendresse de mes abandons et je ne suis pas triste, juste douloureux. Je ne me cache pas, je me soustrais. Mon masque est le seul  visage qui me ressemble, ce qui est derrière est identique à ce qu'il semble oculter: un infini silence qui s'épanche par les yeux.

Si ma bouche est cousue, c'est que le fil rouge de ma parole, c'est mon geste, pas mes mots.

 

 

 

Librement inspirée par une oeuvre de Paul Toupet.

Le site de Paul Toupet.

Précédent article suite à une expo de cet artiste.

 

 

Repost 0
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 12:20

Si Phénix, faute de pouvoir se reproduire, a le pouvoir de renaître, qui a dit que c'était sans douleur?

Phénix porte parfois un O dans l'E, de l'eau dans son feu, quand il est las de ses resurrections...

 

phenix xtin"Phénix", acrylique sur toile 80cm x 40cm

 

 

"Le principe d’existence était au fond de moi
ma vie a voulu qu’il vienne enfin se blottir dans la lumière de mon âme
pour me faire naître vraiment."
Texte de Marianne (blog essentialités ICI) 




Phenix, c'est aussi:
- le nom d'un réacteur nucléaire,
- le prénom de l'enfant dans "Santa sangre" de Jodorowsky,
- un poème de Paul Eluard,
- un constructeur de maisons (seraient elles combustibles?),
- Corbeau quand il est l'hôte de ces bois traversés par Renard,
etc.



Repost 0
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 15:15

Politiquement incorrect.
Encore une expression négative (et donc à la mode) qui signifie le contraire de ce qu'elle semble vouloir dire. Pensez-vous possible que des personnalités "politiquement incorrectes" soient invitées sur des plateaux de télévision? Si ça l'est, nous sommes sur la "bonne voie", mais laquelle?

Si on peut comprendre ce qu'est le politiquement correct, qu'est-ce que le politiquement incorrect? A la base, on pourrait croire qu'il s'agit de trublions, d'idées hors normes, de personnages ruant dans les brancards. Où peut-on voir des gens poltiquement incorrects puisque, par essence, ils sont censurés?

 

la bete XTINIl semblerait qu'il y ait une évolution-révolution bien-pensante, une forme de pensée, soit-disant révoltée (même pas "indignée") dont la seule incorrection est de dénoncer la norme sans pour autant la redéfinir, une  pensée normative qui ne va pas plus loin que d'assaisonner  les vieux tabous au goût du jour: édulcorants de masse qui remplacent le vrai sel et le vrai sucre par un sous-produit qui y ressemble mais qui n'en est pas. A quoi ça sert si ce n'est à masquer ( et de façon paradoxalement "spéctaculaire")  le malaise grandissant de la pensée individuelle?

Certains se targuent de leur incorrection, d'autres s'émeuvent du manque d'incorrection, d'autres encore s'émeuvent d'un grandissant  manque de correction.

 

Au bout du compte, peu clament ce qu'ils pensent par eux-mêmes, confondant la pensée individuelle avec la pensée individualiste, la pensée libre avec la pensée sans référant.

 

 

Au lieu de penser puis de se demander si d'autres groupes sont en accord avec nous-mêmes, nous recherchons les groupes les plus en vogue et nous mettons à penser comme, afin de ne pas être exclus, et surtout de ne pas être seuls. Cet énorme mensonge balaie toute prise de risque réel, toute prise de position ou de décision. Le groupe qui se crée  avant et en deçà des individus qui le composent est un amalgame pervers de consciences disparates qui ne peut pas aboutir à une action humainement positive.

C'est l'heure des suiveurs, des obéissants, des rebelles de prisunic, des affranchis de la réflexion. C'est donc aussi l'heure de ceux qui ne veulent pas avoir l'air de suivre, niant tout en bloc, ce qui, contrairement aux apparences, est une forme de politiquement correct. En fait, l'incorrection dont il s'agit se limite à choquer... par sa grande misère (ou par sa misérable grandeur) intellectuelle, culturelle ou autres, les membres d'un autre groupe. C'est une révolte tribale qui ne dépasse pas le bout de la rue, même si sa fumée peut parfois atteindre les frontières du quartier.

 

croustillants xtin

Artistiquement incorrect, ce serait faire du laid?

"Petits croustillants de tripes"
acrylique sur toile 46cm x33cm

 

 

Pourquoi la question de l'incorrect semble-t-elle si importante? En quoi ce qualificatif donnerait-il de la valeur à celui qui le porte? Peut-on croire que l'incorrect le soit par choix? N'est-ce pas plutôt un état d'être, ponctuel, tout dépendant des circonstances, du choix intérieur, de la volonté d'être intègre (ni intégré, ni intégriste). Du coup, ce sont les autres qui vous jugent politiquement incorrect, parce qu'ils n'adhèrent pas. Remarquons qu'il n'est même pas question de comprendre, ni même de le tenter mais uniquement  d'adhérer. Soit tu adhères, soit tu es contre, comme s'il n'était pas possible d'avoir une autre opinion, d'adhérer en partie sans devoir nécessairement accepter le tout. C'est une époque où (en apparence) on te demande tout le temps ton avis sur tout , c'est facile, il suffit de taper 1 ou de taper 2, jamais, ou très rarement, on te demande ce que tu penses. Que se passe-t-il si tu tapes sur une touche qui ne fait pas partie du choix? Rien? Faux, tu es exclu avec un petit "bip", ce n'est pas comme s'il ne se passait rien.

 

Qui balancera un peu de rouge intelligent, de vert caca d'oie, de bleu ciel dans ce sac qui contribue à la plastique de l'environnement actuel?

 

 

la-sourde xtin n

"La sourde", acrylique sur toile, circonférence 40cm

 

 

Certains me disent "choisis ton camp camarade, choisis ton clan!". Mes choix me portent à n'en pas choisir, et c'est l'unique choix qui me paraisse "impolitiquement" correct, donc moralement acceptable... Au delà du cliché, je n'aime pas les cases étroites dans lesquelles on veut nous faire entrer, les cases au nombre limité que seuls quelques adaptés pourront pénétrer, laissant les autres sur la paille, dans la grange, à chercher infiniment l'aiguille dans la botte de foin. Je suis persuadée qu'ils ont toutes les chances de la trouver, non parce qu'ils la cherchent, mais parce qu'ils savent qu'elle existe.

 

Alors, en désespoir de cause, face à tant de possibiités qui ne sont pas les nôtres, ne nous abstenons pas de voter blanc, ça ne servira peut-être à rien,  juste à s'exprimer, si toutefois on nous y autorise....  et si on ne nous y autorise pas?


.... ça servira au moins à savoir combien nous sommes.

 


Suis pas militante.
Suis pas philosophe.
Suis pas écrivain, et alors? C'est MON blog.


 

 

toiles d'après deux photographies de Dorianne Wotton.
 Vis à vis toiles:photos ICI.

Repost 0
16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 13:40

Crash, cracher, scratcher, ça se ressemble à l'oreille, à la couleur aussi.

 

rescape xtin"Le rescapé"
acrylique sur toile 81cm x 54cm

 

 

Sauvé par accident.

Le rescapé, c'est celui qui n'est pas (encore) mort.
L'échappée est belle et éphémère, mais, même s'il s'en réjouit en crachant sur l'éternité, ce n'est qu'un clin d'oeil.
On peut se demander si la "Dame sans nom" a réellement commis une erreur.
La mort a beugué. La maintenance finira bien par réparer cet accident. En attendant, on peut faire des ronds dans l'eau.

 

 

 

 

 

 

 

sacre coeur xtin"Sacré coeur"
acrylique sur toile 80cm x 40cm

 

 

Maudit par accident.

Il est tout de même étrange que Dieu, qui est amour et pardon, nous ait puni si fort pour le simple vol d'une pomme (en fait il pourrait s'agit d'un coing, mais les témoignages manquent...).
Fallait pas créer la pomme.
Fallait pas créer le serpent.
Adam n'est pas plus con qu'un autre et ce qu'il garde en travers de la gorge, ce n'est pas un morceau de pomme (ça c'est dans Blanche-Neige), mais le soi-disant amour divin.
Depuis ce temps, les grands-mères font des tartes et des compotes, les enfants accèdent à la connaissance, et c'est bien. Pendant combien de temps va-t-il falloir encore payer ce menu larcin?

 

 

 

Les photographies (de Lilou Tournesol et Mr Klaw ) ayant inspiré ces images ont ICI, en vis à vis avec les toiles.

Lien vers les albums de Lilou Tournesol.

Je n'ai pas de lien pour Mr Klaw...

Repost 0
Published by X.TiN - dans Peintures 2011
commenter cet article

  • X.TiN Peinture
  • Un parcours d'autodidacte, en dents de scie...
  • Un parcours d'autodidacte, en dents de scie...

Recherches Sur Ce Blog

PLAN DU BLOG

Depuis la nouvelle mouture d'over-blog, je classe mes archives qui ont disparu et vous retrouverez désormais des tags 2007 à 2013 en lieu et place des archives.

LES TAGS ci-dessous:

ERRER: regroupe des textes au gré de mes promenades. RACONTER: des textes souvent illustrés de peintures ou de dessins.

Tags