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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 15:30

Nouveau coup de coeur hier soir pour un lieu que je ne connaissais pas: l'Usine.

C'est suite au vernissage d'Anne Van der Linden (dont l'expo est toujours en cours actuellement à la librairie Publico) que j'ai été invitée à découvrir ce lieu nouveau pour moi, bien qu'il ne le soit pas pour d'autres.

C'est à cette occasion là:

Usine à découvertes

que j'ai visité l'endroit ainsi qu'une  "lecture en vers et en musique".

 

Je me suis pointée au 102 boulevard de la Villette, où le porche protecteur s'est ouvert sur une jolie cour du vieux Paris. Au fond de la cour, à l'endroit dit, des gens attendaient, se parlaient, se disaient bonjour. J'étais donc dans un lieu de rencontres qui se renouvelaient, ça commençait très bien côté chaleur humaine.

 

Je me  promène pour contempler les oeuvres.

Sagement, je m'assois à l'annonce du spectacle qui va commencer.

 

J'avoue que je n'ai pas de culture très poussée de la littérature médiévale et que je connaissais le roman de Renart comme beaucoup, c'est à dire mal.

 

Au sol, un tapis est jonché d'instruments de musique ancienne.

Trois troubadours arrivés d'un autre millénaire s'installent.

 

Le début de la lecture m'a fait esquissé le sourire narquois qui sied à l'inculture, mais ma curiosité naturelle et l'intérêt suscité par les protagonistes l'ont transformé en regard intelligent. Eh oui...

 

Au cours du récit, la voix du narrateur se métamorphose selon les personnages qui prennent la parole.

Une musique contemporaine au Roman de Renart accompagne et ponctue les extraits de texte qui nous sont offerts.

J'entends des instruments à cordes, de la flute, des percussions, et une voix dont la tessiture évoque les chants lithurgiques.

 

En cinq minutes, j'étais conquise par l'habileté du récitant, par la fraicheur des musiciens et par l'ambiance joyeuse qui se dégage naturellement du récit. J'étais dedans!

Au plaisir d'entendre des sonorités et des voix auxquelles nous sommes peu habitués, s'est ajoutée la découverte d'un texte dont le fond reste actuel du fait que la nature humaine n'a pas changé, et dont la forme a été remaniée "en octosyllabes, avec des rimes suivies" pour faciliter notre oreille "moderne" à en percevoir le sens.

 

Pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas ces textes, je m'appuierais sur des références scolaires ou cinématographiques courantes et dirais que c'est :

  • une dose de Jean de la Fontaine ou d'Orwells (pour le parallèle entre l'âme humaine et la nature animale),
  • une dose de Rabelais (pour les références aux plaisirs de la bouche et du trou du cul),
  • et un brin de Tarentino pour la scène où les membres et les queues attachés aux arbres sont découpés afin de libérer leurs propriétaires.

 

Je fais la connaissance de :

  • Renart le goupil, malin et charmeur,
  • Ysengrin, le loup ennemi de Renart,
  • Brun, l'ours pataud,
  • Grimbert, l'ami de Renart qui se trouve aussi être un blaireau,
  • Tiber, le chat feulant et faux-derche,
  • Noble, le roi-lion ramollo,
  • Fière, la reine-lionne attentive mais qui se fait prendre par surprise et par tous les trous par Renart

Tout ça pour dire: ça m'a plu!

C'était une première, et je retournerai dans ce lieu propice aux découvertes, puisque des vernissages s'y déroulent régulièrement. En outre, l'Usine est une maison d'édition qui propose une revue d'art (Empreintes) et des monographies d'artistes, essentiellement des dessinateurs et des graveurs, d'après ce que j'ai pu voir et feuilleter.

A une prochaine fois là bas.

 

Le site de l'Usine

Le site de la compagnie médiévale Ficta Musica

Quelques images de l'artiste exposant Alain Delpech

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 14:18
Jérôme ZONDER à la Maison Rouge

Hier, j'ai marché sous la pluie jusqu'au boulevard de la Bastille et je me suis arrêtée à l'expo "Fatum" de Jérôme Zonder à la Maison rouge, expo sur laquelle j'ai envie de m'attarder tout particulièrement.

Jérôme ZONDER à la Maison Rouge

On y pénètre en traversant une forêt d'arbres noirs et blancs, au sol des feuilles jonchent le sol, sur les murs des dessins encadrés sur lesquels on se penche et baisse les yeux (ils sont accrochés relativement bas, à hauteur d'enfant? en tout cas à la mienne).

On entre ensuite dans un chalet où on découvre un autoportrait du visage de l'artiste qui nous dit qu'il n'arrivera jamais à faire tout ce qu'il veut. Nous, nous prendrons le temps de découvrir ce qu'il a pris le temps de nous montrer. (Je suis toujours étonnée de voir tant de visiteurs me dépasser à chaque expo que je vais voir. Je dois être particulièrement lente à regarder, à comprendre, à ressentir. A moins que je n'ai tout simplement pas envie de me détacher...)

Je me promène. La forêt se transforme en papiers collés, elle s'éclaire tout en s'épaississant de matières.

Je suis particulièrement touchée par les dessins où des enfants sont mis en scène, se mettent en scène. J'entends à côté de moi des "oh" et des "ah", des pas qui s'approchent et s'éloignent.

De loin, chacune des images est terriblement choquante: les enfants dessinés sont monstrueux, ils torturent, tuent, frappent et s'en amusent. Il faut s'approcher, mettre le nez sur le dessin.


JEU D’ENFANTS 3 :

Jérôme ZONDER à la Maison Rouge

APPROCHE-TOI ET REGARDE:

au delà de la scène, je regarde en bas, à gauche, par terre.

Je vois la bouteille de ketchup. Elle contient le rouge que j'ai ajouté de moi-même. Serait-ce un sang de cinéma?


JEU D’ENFANTS 1:

Jérôme ZONDER à la Maison Rouge

APPROCHE-TOI ET REGARDE:

Je vois le sourire de Belle.

Je regarde le sol. Ce n'est pas le sol d'une chambre d'enfant, c'est le sol de la forêt.

Je m'étonne de la taille des pieds, des vêtements, des coiffures.

Je vois le pauvre bougre que j'ai cru attaché à la petite chaise. Il n'est pas attaché, la pelote de ficelle n'a pas servi, il consent. Il me semble qu'il joue lui-aussi, complice de cette partie où on joue à torturer.


PIERRE-FRANCOIS ET LE CHAT QUI-RIT:

Jérôme ZONDER à la Maison Rouge

APPROCHE-TOI ET REGARDE:

Je ne vois pas le visage de l'enfant. Le chat n'en est pas un et sa compagnie me semble illusoire. L'innocence est provisoire.


Je me suis arrêtée tout particulièrement sur ce qui m'a le plus touchée à un instant donné, ce jour là, à cette heure-ci, sur ce que j'ai eu envie de comprendre ce jour-là à cette heure-ci: une certaine vision du monde à hauteur d'enfants qui ne le sont plus.

Je vous invite à découvrir cette expo et cet artiste:

  • les autres dessins que je n'ai pas évoqués,
  • l'ambiance,
  • la traversée à tatons dans le noir d'un tunnel qui mène vers des espaces blancs,
  • les dessins au doigt,
  • les dessins à bouclettes,
  • les masques de papier,
  • etc.

Rien de ce que je pourrais en dire ou en écrire, et qui ne peut être que partiel et partial, ne remplacera votre propre vision.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 16:04
EXERCICE N°3: Leos Carax, acrylique 35x27 by xtin
EXERCICE N°3: Leos Carax, acrylique 35x27 by xtin

On m'a offert une boîte de cartes (non imprimées) utilisées pour faire les pass d'un festival de cinéma. Elles sont rigides, blanches, avec une petite bande de palmes d'or sur le côté. Le plus intéressant pour moi est leur rigidité. Elles vont me servir de pinceaux, de couteaux, de hache à peinture.

Ces cartes ont échappé à la poubelle du festival, elles portent donc un peu de cinéma en elles: un écran vierge qui me rappelle la toile à peindre.

Je m'impose un exercice de peinture "à la carte" sur des toiles relativement petites: 35cm x 27cm.

Le thème s'impose de lui-même: le cinéma.

Je fais une cure de Carax en ce moment, alors je me remémore Pola X et le magnifique visage de Katerina Golubeva aujourd'hui disparue, Mauvais Sang et "Alex langue pendue".

L'exercice n'est pas si simple: il faut étaler, gratter la peinture. Il faut découper les cartes qui sont souvent trop grosses pour les détails.

Il faut y aller à l'ongle.

Il ne faut pas oublier non plus le ressenti imprimé par les films de Carax:

  • Noir et blanc
  • Viscéralité
  • Amour
  • Mort
  • Corps à corps

Et puis j'ai rêvassé en peignant:

- Pourquoi avoir choisi une photo où Carax se cache derrière sa main, derrière sa cigarette, derrière ses lunettes....
C'est difficile de peindre quelqu'un dont on ne voit pas le visage. C'est difficile aussi de peindre avec une carte. Un exercice facile ne serait pas un e
xercice.

- J'aimerais revoir Pola X, je crois que j'ai oublié.

- comme elle a l'air triste

- il est peut-être un peu trop jaune

- où est mon chiffon?

- j'ai mal aux yeux

- Tais-toi le chat

- Je fume trop

- Lise, ma petite Lise

- Il faut beaucoup d'amour pour faire un film.

EXERCICE N°2: Denis Lavant, acrylique 35x27 by XTiN
EXERCICE N°2: Denis Lavant, acrylique 35x27 by XTiN

Alex "langue pendue", portrait de Denis Lavant dans Mauvais Sang

EXERCICE N°1: Katerina Golubeva, acrylique 35x27cm by Xtin
EXERCICE N°1: Katerina Golubeva, acrylique 35x27cm by Xtin

Katerina Golubeva, Pola X

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 11:52

et sans modération.

Je ne le connaissais pas avant septembre 2013, et je me demande maintenant comment j'avais pu passer à côté.

Quentin Dupieux, à aimer sans raison

Wrong cops

C'est grâce à l'Etrange Festival de septembre 2013 que j'ai découvert, par hasard, le film "Wrong Cops" de Quentin Dupieux, sans trop savoir à quoi m'attendre, sans espoir, sans a priori, vierge de toute référence.

"Wrong Cops", c'est l'histoire de flics à Los Angeles et non, ce ne sont pas des anges. Se déploie sous nos yeux ouverts une galerie de personnages tous plus abrutis les uns que les autres: des moches, des ridicules, des dégénérés, des abuseurs de pouvoir, des gens qui s'ennuient et qui s'occupent, des tarés très atteints.

Réunir dans un même film Eric Judor en flic mélomane borgne-bossu du crane et Marilyn Manson en post-post-adolescent rondouillard et super attardé, ça vous donne déjà un aperçu du côté zinzin du mec.

Durant tout le film, un mourant sanguinolent est trimbalé sans ménagement ni compassion dans le coffre d'un flic obsédé, mais je n'en dirai pas plus, c'est trop absurde.

On rit, on rit beaucoup, extérieurement et intérieurement. Si vous aimez l'humour déjanté, gratuit et un peu méchant (mais si peu...) vous serez servis.

Quentin Dupieux, à aimer sans raison

Rubber

Et puis, cette semaine, encore par hasard, je tombe sur "Rubber" diffusé sur Arte en 2ème partie de programme, après l'excellent "Le grand Embouteillage" d'Ettore Scola (c'était une soirée "bagnoles et satires" sur Arte). Je m'accroche, je ne raterai ça pour rien au monde, tant pis pour le réveil matinal, tant pis pour la fatigue, tant pis pour les yeux qui se ferment.

"Rubber", c'est l'histoire d'un pneu assassin et télépathe. Et je n'en dirai pas plus non plus, le film étant basé sur du "no reason" qui démarre sur des chapeaux de roue, si je puis dire.

Bref, vous avez compris, je suis devenue fan en deux films.

Il me reste à trouver une solution pour voir les autres dont je ne peux malheureusement pas parler puisque je ne les ai pas (encore) vus.

Quentin Dupieux filme aux états unis en vo. Il sévit aussi dans l'électro sous le doux nom de Mr Oizo. A suivre.

Les bandes annonces trainent sur le net, à vous d'aller les voir, parce que décrire un film de Quentin Dupieux, c'est passer lamentablement sur l'inénarrable qui fait le film. Heureusement pour vous, vous aurez encore la chance d'être surpris.

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:04
Martial Raysse au centre Pompidou

Expo Martial Raysse au centre Pompidou, hier, un samedi...

vers 14h00: 25 minutes d'attente pour Henri Cartier-Bresson (qui se termine ce 9 juin), 2 secondes pour Martial Raysse (le temps de présenter mon pass).

Les lieux sont presque déserts et offrent l'avantage certain de pouvoir déambuler sans bousculade, de s'attarder, de s'approcher.

Passée la période bien connue et bien aimée du "pop-art" et ses "made in Japan", j'ai eu le plaisir de revoir les toiles géantes de la collection Pinault découverte il y a quelques années au Palazzo Grassi de Venise.

Les gens passent, matent de loin, ouais, ils sont ben grands ces tableaux, du coup, le coup d'oeil semble suffire à certains. Erreur! Approche-toi, prends le temps de parcourir les 6 à 9 mètres de toile, dis-toi que le peintre s'est attardé sur des détails que tu ne verras qu'en t'approchant.

L'attachement de l'artiste à peindre le gigantesque n'exclut pas son acharnement à peindre le tout petit, le temps passé sur une grenouille, une souris, un clou...

"Poisson d'avril", une toile de 259 x 300 cm, voilà ce que donne la photo prise sans trop s'approcher, en se disant "pas grave, je la verrai chez moi", oui mais...

"Poisson d'avril", une toile de 259 x 300 cm, voilà ce que donne la photo prise sans trop s'approcher, en se disant "pas grave, je la verrai chez moi", oui mais...

... tu n'as pas vu le clou!

... tu n'as pas vu le clou!

... sans compter celles et ceux qui sont un peu mécontents de ne pas pouvoir faire de selfy devant la toile, parce que TU es devant, parce que TU as le nez dessus, parce que TU les emmerdes, y'a la place, y'a le temps, y'a pas foule!

Je continue ma promenade sur une plage de neuf mètres de long, que j'ai parcourue une dizaine de fois, près de 100 mètres à pied, sans compter les escales de petit pas!

"Ici plage, comme ici bas", 2012, 300x900cm

"Ici plage, comme ici bas", 2012, 300x900cm

entre ces deux femmes, la profusion humaine. Je remarque au centre: une bouée (entre autres).

entre ces deux femmes, la profusion humaine. Je remarque au centre: une bouée (entre autres).

Et puis, il y a "le jour des roses sur le toit", une cène centrale avec:

  • un homme, excentré sur la droite de la table, le seul qui nous regarde et montre du doigt,
  • ses promeneurs en haut à gauche qui avancent comme des ombres,
  • le petit enfant qui tente d'attraper une grenouille sous la chaise au premier plan à droite,
  • la fille de dos avec son cul (presque) nu,
  • les chiens, le chat sur les genoux,
  • le pinceau sur le bord de la table,
  • les deux ânes, dans le fond, qui semblent regarder la comédie humaine
  • ...
"Le jour des roses sur le toit", 2005, 315x600cm

"Le jour des roses sur le toit", 2005, 315x600cm

Un trop petit écran ne peut pas rendre l'intensité de l'image d'origine qui est immense, un écran, aussi grand soit-il ne peut pas rendre non plus la vibration du pinceau ni la couleur. En réalité, il est impossible de balayer d'un regard la richesse de la toile et aucune photo ne peut être fidèle au vécu, elle ne sera qu'une pâle et minuscule représentation.

"Il faut comprendre que je suis poète avant tout. J'ai des émotions poétiques, qui se traduisent par une mise en image, un peu comme une photo qui se développe.

le problème, c'est de mettre des mots sur les choses que les mots ne peuvent pas traduire. La peinture m'intéresse parce que c'est un langage sans parole. C'est pour ça que je suis devenu peintre, sinon je serais devenu écrivain. la peinture est un langage universel". Martial Raysse.

"les deux poètes"

"les deux poètes"

L'affluence va s'accroitre, ce fut une chance de visiter dans de telles (bonnes) conditions, même si, dans cet article (et uniquement dans l'article, parce que je me suis régalée de tout), j'ai passé outre "le carnaval à Périgueux", la période pop, les dessins, les sculptures, les films, les poésies, autant de raisons de voir l'expo, et pour moi d'y retourner.

Expo Martial Raysse au centre Pompidou du 14 mai 2014 au 22 septembre 2014.

Prévoir :

- 1 heure pour faire très vite, sans les projections
- 2 heures pour apprécier (sans les projections)
- 3 heures, ou 4, ou la journée, pour se laisser aller à aimer profondément

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 22:46
EXPO du 18.02.14 au 02.03.14, vernissage le 18.02.2014 à partir de 19h00

EXPO du 18.02.14 au 02.03.14, vernissage le 18.02.2014 à partir de 19h00

"FREAK WAVE, VOUS AVEZ DIT FREAK WAVE ?"

Freak Wave, c'est une revue "subversive et misanthropique" qui se qualifie de "revue noire tout en couleurs" et qui fut créée à l'initiative de deux artistes peintres: Olivier Allemane et Anne van der Linden.

La revue existe depuis 2008 et est publiée aux éditions "Bruit Blanc". Annuelle, puis bisannuelle aujourd'hui, j'en suis les parutions depuis le début, depuis le 1er vernissage à la Galerie "Les singuliers" en 2008. Je me délecte à chaque fois des images et des textes qu'elle propose de découvrir.

Le numéro 5 de la revue est édité ce mois de février 2014.

UNE VAGUE SCELERATE

La Freak Wave, en français c'est "la vague scélérate".

Il s'agit d'une vague qui surgit en haute mer et non d'un raz-de-marée qui apparaît au bord des côtes (sic). Les vagues scélérates sont rares et leur hauteur de crête est exceptionnellement élevée, elles apparaissent en dehors de toute tempête, les navires ne résistent pas à leur pression (re-sic).

Il aura fallu de nombreuses recherches scientifiques pour faire de cette autrefois légendaire vague scélérate une réalité.

LA REVUE

La revue Freak Wave (éditions Bruit Blanc) présente des artistes aux univers variés mais liés d'une certaine façon: "Art brut, art hors normes, art pornographique, littérature underground, poésie décadente, de toutes des appellations la réalité déborde dans une démonstration de beauté authentiquement sordide et bouleversante." Voilà qui est dit, donc dixit.

J'ai découvert ou redécouvert dans les numéros précédents des oeuvres et des artistes inscrits dans leur époque: ils mordent puis ils crachent, ils déchirent et recousent les épidermes, ils sucent et ils avalent, ils digèrent et chient, ils se nourrissent de ce qui les fait vomir. Il y a de la viscère, du fluide corporel dans tout ça, il y a de l'homo faber croisé avec un animal qui réfléchit et qui se réfléchit dans une Histoire.

Trouver mes toiles dans cette revue, c'est un peu pour moi comme tirer la langue à tous les canapés et rideaux dont la couleur ne se marie pas avec mes couleurs. Pas peu fière la X.TiN... et heureuse d'entrer dans une famille de scélérats se foutant pas mal des académies et du "bon goût".

Je remercie donc vivement les instigateurs de cette revue de m'avoir contactée, m'offrant là ce que nul autre ne m'avait offert auparavant: la possibilité à mes toiles d'être vues de façon frontale et crue, sans blabla ni fioritures.

  • The same in english on my web site (as possible)
Extraits de la revue, et couverture de Freak Wave n°5 par le peintre Korehiko Hino
Extraits de la revue, et couverture de Freak Wave n°5 par le peintre Korehiko Hino
Extraits de la revue, et couverture de Freak Wave n°5 par le peintre Korehiko Hino

Extraits de la revue, et couverture de Freak Wave n°5 par le peintre Korehiko Hino

EXPO avec:

BRUNO RICHARD, DOM GARCIA, OLIVIER ALLEMANE, JOCELIN, ALEXANDRA YONNET, LULU LARSEN, DOMALE, LUDOVIC LEVASSEUR, X.TIN, NADIA VALENTINE, ANNE VAN DER LINDEN, OLIVIA CLAVEL, KIKI PICASSO, ANTOINE SAINT-GUILY, SARAH BARTHE, JOKO, HERVÉ SCOTT FLAMENT, MARIE NOËL, JEAN-LOUIS COSTES, PATRICK JANNIN, SEB NIARK, AGATA SIECINSKA, SEXANDROÏDES

En sus du n°5, les numéros précédents restent disponibles aux éditions "Bruit Blanc"En sus du n°5, les numéros précédents restent disponibles aux éditions "Bruit Blanc"
En sus du n°5, les numéros précédents restent disponibles aux éditions "Bruit Blanc"En sus du n°5, les numéros précédents restent disponibles aux éditions "Bruit Blanc"

En sus du n°5, les numéros précédents restent disponibles aux éditions "Bruit Blanc"

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 22:28

J'ai croisé beaucoup de femmes ces derniers jours, des féministes, des lesbiennes, des jeunes, des vieilles, des artistes ou pas.

Le festival Cineffable de la semaine dernière était réservé aux femmes, et j'en ai croisées des filles! C'est qu'elles sont des "choses à être", toutes ces femmes, des "choses à dire" sur leur condition de femme, de fille, de mère, d'épouse, de soeur, j'ai même envie de dire de leur condition d'Homme tout simplement.

Au départ, l'idée d'un festival dont l'entrée est réservée aux femmes me chagrinait un peu, et puis j'ai compris: les thèmes abordés étaient intimement liés aux femmes et une présence masculine aurait pu gêner la liberté de parole, voire l'empêcher.

Et sincèrement, il était bon cet instant entre filles.

1- Effet de Ricochet

Pas particulièrement engagée dans une action féministe, je me suis surprise, en faisant le tour de mes toiles, à découvrir que j'avais fait de nombreux portraits de femmes en souffrance.

Pourquoi "mes femmes" sont elles en souffrance?

Pourquoi n'ai-je pas choisi de montrer des battantes, des joyeuses, des rigolotes?

En général, femme ou homme, adulte ou enfant, l'humain que je peins est en douleur, mais il me faut reconnaître qu'il y a beaucoup de filles dans mes cartons. Parce que j'en suis une, pas parce que j'ignore les autres douleurs. Et puis, je n'ai pas vraiment creusé l'idée de trouver des raisons, je crois même que je ne le ferai pas, ni ici devant tout le monde, ni avec des mots.

La collection, acrylique sur toile 50x60cm, by X.TiN

La collection, acrylique sur toile 50x60cm, by X.TiN

2- Entrefilet

Je n'ai besoin ni d'être homo, ni d'être une femme, ni d'être un enfant, ni d'être la terre, ni d'être battue, ni d'être affamée, ni d'être un animal pour avoir de l'empathie pour des actions que je considère comme des pas vers l'idéal de liberté qui est le mien. C'est pourquoi, je demeurerai homo, femme, enfant, terre, battue, affamée, animal.

Femmes, femelles

3- Bilboquet

Je n'ai pas choisi mon camp camarades, mais j'ai choisi une route en zigzags.

On peut me le reprocher, me dire que je manque de constance, mais j'aime ce chemin qui est le mien et qui me permet d'en croiser tant d'autres.

Je n'ai pas trouvé d'autres façons d'ouvrir les yeux. Je n'ai pas trouvé d'autres moyens plus satisfaisants pour agir à ma sauce ni pour donner un équilibre à mes contradictions. Je ne cesse pas non plus de chercher d'autres voies, avec une avidité permanente de m'ouvrir l'esprit, de grandir un peu même quand ça fait mal.

Je ne cesse pas d'écouter ceux que je ne comprends pas toujours, de découvrir à chaque pas des individus différents, de belles personnes qui, ponctuellement, par à coups surprenants et inattendus souvent, contrebalancent avec la morosité et la médiocrité du "laisser pisser" général qui m'atteint trop souvent, mes propres imperfections et maladresses me prouvant à quel point je ne vaux pas mieux.

L'ambiguë, acrylique sur toile

L'ambiguë, acrylique sur toile

  • La prochaine rencontre se fera lors du festival "Elles résistent", à Montreuil du 26 novembre 2013 au 1er décembre 2013. J'aurai le plaisir de participer en accrochant encore plus de "petites moroses", encore plus de "meurtries" et d'autres. Je vous en parlerai bientôt dans un prochain post.

Lien vers le festival ELLES RESISTENT

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 20:10

La zone 61 se situe juste après l'Aliens café, dans la même rue. Elle a surgi des vestiges du site de l'Aliens café qui n'existe plus mais dont la vie perdure dans mon souvenir puisque j'y fis ma première apparition sur le Web, il y a quelques années, à une époque où je n'avais pas encore d'ordinateur personnel. J'avais créé ma première adresse mail, spécialement pour communiquer des images de mes collages de l'époque à l'Aliens Café. Si je vous dis qu'à ce jour elle est toujours en vigueur...

La zone 61, c'est un espace de couleurs et de sons qui surgiraient d'une rue sombre, située à une frontière, mais j'ignore laquelle. Dans cet espace, on trouve des peintres, des illustrateurs, des photographes, de la musique, des images, des gens.

Au gré des rubriques, on croise toutes sortes de portraits:

Sade, Elizabeth Bathory, Vlad Tepes, des excentriques comme Arthur Cravan, des stars d'Antant comme Isadora Duncan... et de nombreux artistes vivants.

Le site de la zone 61

Merci aux administrateurs pour l'intérêt porté à ma vidéo sur les femmes et qui m'a valu une invitation à entrer dans la zone 61, en fort bonne compagnie.

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Rubrique "coups de coeur"

Zone 61
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 11:45

A l'occasion de l'exposition Frida Kahlo/Diego Rivera au musée de l'orangerie à Paris, du 09 octobre 2013 au 13 janvier 2014, Solenn Denis a imaginé un blog éphémère auquel j'ai l'honneur de participer et dont la vie durera le temps de l'expo. Je vous invite à le découvrir et, pourquoi pas, à y participer.

Elle a convoqué des artistes (peintres, photographes, auteurs, dessinateurs, etc.) et leur a proposé de présenter LEUR Frida.

Les oeuvres de ces artistes alimenteront le blog éphémère au fil du temps, le temps de l'exposition. Comme le blog fermera dès la fin de l'exposition, ne manquez pas la visite et surtout, ne manquez pas de découvrir les toiles en chair et en douleur de Frida Khalo, au musée de l'orangerie.

 

 

Autres liens:

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 15:28

Qu'est-ce que c'est?

Située à Saint-Romain aux Monts d'Or, près de Lyon, une maison du village a été "chaotisée" par des artistes. Les murs ont été noircis, colorés de fresques et de portraits, on leur a donné une vie, cette vie qui naît du chaos.

Impressions

La demeure du chaos

Je traverse le village.

J'arrive à un croisement.
Je reconnais le mur de la demeure du chaos.
Je traverse la rue et je colle mon nez au mur. Je retraverse la rue pour avoir une vue globale: difficile, les détails ont la rage. Je retourne au mur.

Je longe le mur.
J'arrivé à l'entrée: catalogues et dvd offerts, je me sers.

La demeure du chaos

J'entre.


J'y suis, je suis dans le chaos: des voitures accidentées, des machines, de la rouille, un avion écrasé, un hélicoptère en vrac, des pneus, un crâne gigantesque qui nous surplombe.


La demeure du chaos

Je regarde.

J'ai des milliers d'yeux qui survolent et s'attardent sur ce qui les accroche: des portraits noirs et blancs sur les murs, des cubes de métal, des portes de métal, du métal froissé, écrasé, du métal qui a servi et qui ne sert plus dans son utilité première, des morceaux d'une civilisation éclatée sont posés ici et là.

La demeure du chaos

J'avance.


Je fais le tour du trou au centre duquel gît un météorite.

Je longe encore un mur, il est circulaire, ceint le trou, entoure le météorite de visages connus, de sculptures.

Une tombe où gît la connerie humaine se trouve là, sans autre épitaphe que celle que nous lui attribuons mentalement.

La demeure du chaos

Je me retourne.

Je marche.

J'avance et avancerai encore dans ce tumulte visuel.

Je m'arrête à l'orée d'une forêt de poutres métalliques. Je pénètre dans la forêt. je lève les yeux et je vois le ciel bleu derrière les nombreux tuyaux disposés en hauteur, au centre de cette forêt qui me fait de plus en plus penser à une araignée qui m'aurait attrapée dans sa toile.

Je m'imbibe de ces vestiges.

La demeure du chaos

Je continue.

Il y a plus de monde que je ne l'aurais cru, mais ce monde là est fait d'individus qui se croisent sans se bousculer. Nous nous regardons à peine, nous ne sommes pas disponibles, pour le moment nous avons tous la même attitude: découvrir.

Je découvre des allées aux allures de cimetière.

Je me sens étonnamment paisible.

La demeure du chaos

Je vois la maisonnette.

Je me demande qui est derrière les murs, qui vit là.

Et je me surprends à m'imaginer à l'intérieur, à imaginer la vue de l'intérieur, le café du matin avec ce paysage sous les yeux.

Encore une fois, je me sens en paix. Il y a ici un chaos qui pousse à la contemplation, du moins dans un premier temps.

La demeure du chaos

Je contemple donc.

Je me mets sur la pointe des pieds, je regarde en l'air, je regarde à droite et à gauche, et puis je m'accroupis devant un point d'eau qui me fait penser au dormeur du val même si cela n'a rien à voir, peu importe, je laisse mon esprit libre de ses associations d'idées.

La demeure du chaos

J'emprunte une ruelle.

Des combats silencieux sont en cours sur les murs des différents containers que je croise.

Les hommes ici n'ont pas le temps de se retourner pour me voir les observer dans leur bataille.

La demeure du chaos

Mes yeux s'ouvrent de plus en plus.

Je reviens souvent sur mes pas.

Je n'ai pas envie de partir.

Pourtant, je retournerai à la ville de laquelle je suis partie après être entrée dans le chaos duquel je viens.

Autres images de la demeure du chaos.
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Autres images de la demeure du chaos.

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Published by X.TiN Peinture - dans 2013 Coups de coeur Errer
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